Préliminaires aux yogas essentiels

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Djamguen Kongtrul

Djamgueun Kongtrul Lodreu Tayé

Graduation du cycle de transmission

des yogas essentiels bouddhiques

La transmission du Sahaja et des yogas essentiels nécessite des "préliminaires". Ces préliminaires ne sont pas des pratiques probatoires. Ce sont des préalables qui apportent des conditions favorables à la pratique et permettent à l'élève de devenir receptif à l'introduction direct au Sahaja-Mahamoudra par le Lama.

1) Sens du Lignage naturel et des quatre idées fondamentales (cf. extrait de sadhana)

2) Compréhension graduelle de la Vue de la vacuité :

  • Vue Cittamatra
  • Vue Madyamika
  • Vue Shentong
  • Vue du Sahaja

3) Accumulation des cinq préliminaires spécifique) : Refuge-Bodhicitta, Vajrasattva, Ah Tong Râ, Offrande du Mandala et Gourou Yoga. À l'exemple de Djamgueun Kongtrul Lodreu Tayé, Lama Shérab préconise une accumulation de cinq fois dix mille de chaque )

4) Introduction au Sahaja-Mahamoudra

5) Transmission aux yogas essentiels (ou tantrayana)

6) Intégration au Sahaja-Mahamoudra

S'il s'avère que l'élève ne développe pas plus d'aptitude à l'introduction au Sahaja, il lui faudra poursuivre ces préliminaires ou encore suivre des méthodes sophistiquées du tantrayana et du mantrayana.

Dans le cas d'un élève ayant une compréhension claire de ses processus d'illusion et pouvant s'émanciper de toute discrimination à l'égard de ses propensions pathologiques, pourra être dirigé vers la voie des yogas essentiels puis adopter les samayas "secrets" pour s'engager dans la Conduite yogique.

 

Le contexte de la transmission en France

 

Au XIXe siècle, Djamgueun Kongtrul a incorporé les six yogas essentiels bouddhiques dans le programme des premières retraites de trois ans permettant ainsi de perpétuer leur transmission par des Lamas, à une époque où l’usage abusif de "toulkous" (sct. Nirmanakaya) avec la notion de "réincarnés" renforçait le sectarisme, l’implantation des Écoles et la disparition de lignées de transmission. En instaurant ces retraites, Djamgueun Kongtrul mettait en place une structure privilégiée pour la pratique et la transmission des yogas, mais il ne s’agissait pas de les confisquer aux yogis de l’époque pour en interdire la transmission en dehors de ses centres de retraites.

Aujourd’hui, la transmission des yogas bouddhiques est sauve et perpétuée. Elle est certes restreinte à quelques pratiquants motivés et convaincus, mais elle est bien vivante, accessible et excellemment mise en pratique en France. Les six yogas ont toujours été accessibles aux pratiquants motivés qui veulent sincèrement s’engager auprès d’un Lama. Il est vrai qu’on utilise le terme de secret pour traduire le tibétain « sang », qui qualifie les enseignements du Vajrayana. En français, le terme « secret » est souvent associé à l’idée d’élite, de caché ou de réservé. La transmission du yoga bouddhique n’a jamais fait l’objet d’interdit ni d’acception de personnes. Elle réclame cependant de la prudence et de la pudeur, de l’exigence et de la responsabilité. Le terme tibétain « sang » a le sens d’intime, c’est-à-dire en latin « plus qu’intérieur ». La transmission du Vajrayana, et tout particulièrement celle des six yogas bouddhiques, nécessite chez le pratiquant une conviction dans son aspiration à l’Éveil et sa Bodhicitta pour établir une relation naturelle, sans malice, régulière et suivie avec le Lama dans un climat de confiance réciproque.

En Occident, et tout particulièrement en France, les circonstances sont très favorables pour la transmission des yogas. Nous sommes à un carrefour culturel et spirituel qui permet de s’enrichir des expériences de chacun. Nous pouvons dépasser le clivage des Écoles et revenir à une relation essentielle d'un lignage aural entre instructeurs et élèves. Notre société actuelle, souvent qualifiée de matérialiste et individualiste, suscite paradoxalement des interrogations existentielles censées. Je remarque chez certains des exigences radicales et des dispositions privilégiées pour une démarche spirituelle profonde et déterminée pour la pratique des yogas essentiels bouddhiques.

Je suis profondément persuadé des bienfaits que peuvent apporter la compréhension, l’application et les expériences de ces méthodes sur les canaux et les souffles, mais nous nous devons d’exiger une pratique dénuée d’exotisme, de fascination et de croyances. Ma ferveur pour le yoga bouddhique et ma confiance dans les capacités des Occidentaux font que j’ai choisi de transmettre le Bouddha-Dharma sans aucune restriction arbitraire mais en m'appuyant avant tout sur la motivation de l'élève.

Fort de ma dévotion pour les Yogis du Sahaja et tout particulièrement pour la dakini de sagesse Soukhasiddhi, je m’en remet aux commentaires de mes Lamas et à mes propres expériences pour rester dans une voie de Libération, d'Émancipation et d'Éveil.

Lama Shérab Namdreul