MMogchokpa

Les différentes fautes :

LA VUE : Tout d'abord, même ayant coupé les doutes, Encore maintenant des doutes apparaissent, De par cette vue encore, il y a comme une tromperie pour le yogi, Maintenant je vous demande de ne plus être déparé de cet esprit sans activité.   LA MÉDITATION : Tout d'abord, bien qu'ayant réalisé la non- naissance, Maintenant encore, la saisie d'un soi apparaît, De par cette méditation encore, il y a comme une tromperie pour le yogi. Maintenant, je vous demande de ne plus être séparé de l'esprit sans distraction.   L'ACTIVITÉ : Tout d'abord, bien qu'ayant effacé la saisie, Maintenant encore de l'attachement survient, De par cette activité encore il y a comme une tromperie pour le yogi. Maintenant, je requiers de ne plus être séparé de l'esprit sans saisie.   LE FRUIT : Tout d'abord, bien qu'étant resté fixé en un point, Encore maintenant, des craintes et des espoirs surviennent, Aussi de part ce fruit, il y a comme une tromperie pour le yogi. Maintenant je requiers de ne plus être séparé de ne plus être séparé de l'esprit spontané.   Tout d'abord, bien qu'ayant eu des expériences de "Teu Guel", Maintenant des craintes apparaissent, De par ces huit dharmas mondains, il y a comme une tromperie pour le yogi. Encore maintenant je requiers de ne plus être séparé de l'esprit "fou".   Tout d'abord, bien qu'ayant abandonné les proches, Maintenant le désir de plaire apparaît. Aussi, maintenant je requiers d'être séparé de ce désir de plaire.   Tout d'abord, bien que ma foi se soit développée, Maintenant un état d'indifférence survient, Aussi par cette paresse, il y a comme une tromperie pour le yogi. Maintenant, je requiers de ne plus être séparé de la diligence et du yoga. Envers les trois Rares et Sublimes, divinité unique, Je ne demande qu'à avoir une foi et une dévotion infatigables et sans tristesse.   Envers le Saint Lama, père unique, Je ne demande qu'à avoir une dévotion continuelle.   Envers les instructions qui sont la sève de son coeur, Je requiers de ne pas les polluer par une alliance avec des mots ordinaires ou d'érudits.   Aussi, en comparaison à être un érudit, pratiquer est plus important. Restez solitaire et pratiquez.      
Les choses difficiles :
  Il est difficile de renoncer en voyant les fautes du samsara Et d'avoir du respect envers le Dharma et le nirvana.   Il est difficile d'avoir une croyance en la loi du karma, Et une foi sans tristesse et infatigable.   Il est difficile d'abandonner toute douleur et maladie, Et d'avoir un corps humain capable de se mettre en service.   Il est difficile d'avoir un Lama pourvu de compassion Et des instructions profondes.   Il est difficile d'avoir un disciple pratiquant Qui abandonne toute distraction et activité mondaine.   Il est difficile d'abandonner tout attachement et colère Et d'avoir une compassion qui fait le bien d'autrui.   Il est difficile d'être séparé de toute saisie dualiste et pensées discursives Et de rester en un Samadhi fixé en un point.   Ces huit instructions sur les difficultés Sont très importantes pour celui qui pratique le Dharma.   Sur cent personnes il n'y a que quelques unes qui peuvent les réunir. Ainsi l'Éveil est difficile à obtenir.   Maintenant, les opinions partiales de l'esprit sont coupées, C'est ce qu'on appelle la vue sans limite, n'est ce pas ? Si on joint cette (vue) avec les instructions (du Lama ou des textes) Alors celles-ci sont le grand ornement à cette vue.   Lorsque les pensées discursives s'élèvent comme le Dharmakaya, C'est ce qu'on appelle la méditation spontanée, n'est ce pas ? Si on joint la méditation spontané avec l'expérience c'est la grande essencialité.   Les apparences des six consciences libérées naturellement C'est ce qu'on appelle l'activité sans désir, n'est ce pas ? Si on joint cette activité avec le moment opportun, c'est un grand ornement.   Si on joint cette activité avec l'expérience de la vacuité, C'est ce qu'on appelle la progression sur les (dix) Terres et les (cinq) Chemins, n'est ce pas ? Si on joint RIM PA et LAM rTAGs c'est le grand ornement.   Amener son propre esprit jusqu'à son lieu d'épuisement C'est ce qu'on appelle obtenir l'état de Bouddha en une vie, n'est ce pas ? L'état de Bouddha est joint avec les quatre Corps de Bouddha qui sont le grand Ornement.   Un individu possédant les trois signes même, C'est ce qu'on appelle un Lama de lignée, (Connecter) le Lama et les instructions est le grand ornement.   Celui qui possède une grande foi et sagesse, C'est ce qu'on appelle un disciple approprié (qui est un bon réceptacle) La connexion d'un tel disciple avec la dévotion est le grand ornement.   La montagne de joyaux qu'est le Lama Possède une source des instructions saintes, Si on est capable d'y boire avec une foi sans tristesse et sans fatigue, Il est certain que nous serons libérés de toutes les fautes.   Le boumpa qu'est ce corps composé Est pourvu du flambeau de la sagesse concomitante, Si on est satisfait par l'obtention du Samadhi Il est certain que tout, extérieur et intérieur, seront clarifiés dans le Dharmakaya.   Sur la montagne qu'est notre corps illusoire S'amuse le lionceau de la conscience Si on sait comment purifier les apparences des six consciences sans attachement, Il est certain que par cette grande brillance on écrasera toutes les apparences du samsara et du nirvana.   L'intérieur de la maison de l'ignorance Est pourvu du jeune garouda de la conscience, Si on est capable de joindre les ailes des moyens et de la sagesse Il est certain qu'on pourra voler dans l'espace des six mondes.   Avec l'esprit intellectuel (ou pensées) regarde les objets extérieurs. Seulement par l'examen de ces objets extérieurs On voit qu'ils sont comme des reflets dans un miroir : Les apparences sont sans nature propre, c'est comme ça !   Par les pensées intellectuelles regarde l'esprit à l'intérieur. Seulement en examinant en l'esprit, On voit qu'il est semblable à une lampe à beurre non agitée par le vent. C'est la clarté sans pensée discursive, c'est ainsi !   Par l'esprit regarde entre l'extérieur et l'intérieur. Seulement par l'examen de l'extérieur et de l'intérieur, On voit que c'est comme le soleil qui s'élève dans le ciel : Toutes les formes (signes) se libèrent naturellement (c'est l'espace de la Claire Lumière), c'est ainsi !   Par l'esprit médite la profonde voie des moyens (Toumo). Seulement par la méditation de la profonde voie des moyens, C'est comme un excellent capitaine Qui nous amène où on souhaite aller, c'est ainsi !   Par l'esprit médite le Mahamoudra. Seulement par la méditation sur le Mahamoudra, C'est comme une forêt incendiée : Toutes les apparences s'élèvent en aide, c'est ainsi !   Par l'esprit mendie sans direction. Seulement en devenant un mendiant sans direction, C'est comme la neige tombant sur un lac : Les pensées discursives sont coupées directement, c'est ainsi !    
Instructions données par "MO"

(aux treize disciples de Gampopa sur le Mahamoudra

afin que les pensées discursives ne fassent pas de mal)

  Dans le Dharmata sans origine et sans cessation Il n'y a rien que l'on peut appeler pensée discursives. Ces deux états : d'être sans et avec des pensées discursives Regardez les comme étant semblables à de l'eau et à des bulles d'eau.